23/04/2026
Permis de construire finalisé pour cette maison à Terre Sainte. Le projet repose sur une lecture claire en deux temps :
un socle protecteur, puis une architecture plus légère qui vient s’y poser.
Le rez-de-chaussée, minéral et maîtrisé, filtre les vues et la lumière.
Claustras, moucharabiehs et végétation grimpante construisent une épaisseur habitée, pensée pour le climat autant que pour l’intimité.
À l’étage, l’écriture s’allège et s’ouvre.
Toiture à 4 pans, ventilation traversante, volumes simples : une réinterprétation des codes créoles, sans pastiche.
Les galeries suspendues viennent ponctuer cette composition.
Elles sont un clin d’œil direct à l’architecture réunionnaise traditionnelle — ces espaces en façade qui permettaient d’habiter dehors, à l’ombre, au contact de la rue et du paysage.
Ici, elles sont revisitées : plus fines, plus aériennes, presque en suspension, elles prolongent la maison et offrent des lieux de vie intermédiaires, entre dedans et dehors.
Observer sans être vu, capter les alizés, se tenir à distance du soleil tout en restant ouvert sur l’horizon.
Le projet ne cherche pas à reproduire, mais à prolonger.
Respecter l’architecture locale, c’est en comprendre les logiques — climatiques, sociales, spatiales — et les réinterpréter avec les moyens d’aujourd’hui.
Une maison ancrée dans son contexte, qui assume son époque tout en restant fidèle à l’esprit de Terre Sainte.