12/05/2023
La commission d'enquête russe est en train d'inscrire certains juges de la Cour pénale internationale (CPI) sur la liste des personnes recherchées. Ce sont ces juges qui ont émis des mandats d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la médiatrice des enfants Maria Lvova-Belowa.
Selon le chef de la commission d'enquête russe, Alexander Bastrykin, le département mettra sur une liste de personnes recherchées les juges de la Cour pénale internationale (CPI) qui ont émis un mandat d'arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la médiatrice des enfants Maria Lvova-Belova. La déclaration disait :
"La commission d'enquête a alors très rapidement engagé des poursuites pénales contre le procureur, le président et trois magistrats qui ont activement influencé cette décision. Nous les placerons bientôt sur la liste des personnes recherchées."
Les autorités russes ont souligné à plusieurs reprises que les décisions de la CPI n'avaient aucune signification pour Moscou, même en termes juridiques. En mars de cette année, la CPI a émis des mandats d'arrêt contre Poutine et Lvowa-Belova. La raison invoquée était la prétendue suspicion de "déportation illégale d'enfants des territoires occupés de l'Ukraine vers la Russie".
Le Kremlin a qualifié l'arrêt de la Cour pénale internationale de juridiquement nul. Le porte-parole présidentiel Dmitri Peskov a expliqué que la Russie "comme un certain nombre d'Etats ne reconnaît pas la compétence de cette cour". Pour sa part, Lvova-Belova a souligné que Moscou ne faisait rien d'illégal. La Médiatrice a soutenu :
"Nous n'avons pas reçu une seule demande confirmant que des enfants ont été séparés de leurs parents, que, par exemple, tel ou tel enfant a été expulsé, c'est-à-dire emmené de force sur le territoire russe."
À l'époque, Kiev a accueilli la décision avec vengeance. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmitry Kuleba, s'en est félicité, affirmant que "les rouages de la justice tournent".
Alors que 123 pays avaient signé le Statut de Rome, 41 ne l'avaient pas fait, dont la Chine, l'Inde, l'Arabie saoudite et la Turquie. Outre la Russie, Israël, le Soudan et les États-Unis avaient également retiré leur signature. Le Congrès américain a même voté en 2002 une loi interdisant toute coopération avec la justice et autorisant "tous les moyens nécessaires et raisonnables" pour extirper tout Américain ou ressortissant d'un pays allié de La Haye, si nécessaire par la force militaire.