19/09/2026
« L’argent, c’est l’art des gens. »
J’ai entendu cette phrase il y a plusieurs années, lors d’un échange avec un entrepreneur qui réalisait plusieurs millions d’euros de chiffre d’affaires.
Et elle résume parfaitement l’une des plus grandes leçons que j’ai apprises au contact de certaines personnes.
Je n’ai jamais couru après l’argent. À une époque, je disais même "Je ne fais pas ça pour l'argent".
Pourtant, soyons lucides : aucune entreprise ne peut exister durablement sans argent.
Mais aucune entreprise ne peut non plus se développer sans les gens.
Pendant une période de ma vie, j’ai évolué dans un environnement où j’étais entourée de personnes extrêmement fortunées. Certaines étaient issues de familles dans lesquelles le patrimoine et les biens se transmettaient depuis plusieurs générations.
En les observant, je m'étais rendu compte que leurs affaires reposaient énormément sur les relations humaines.
On faisait affaire avec quelqu’un parce qu’on le connaissait, parce qu’une relation de confiance s’était installée ou parce qu’il nous avait été recommandé. Rarement autrement.
Alors, c'est peut être très français mais plus les années passent, plus je mesure la portée de cet enseignement.
Mon expérience de chanteuse et d'autrice en est un bel exemple.
Depuis que je chante, j’ai rarement cherché des lieux pour me produire. La plupart des événements auxquels j’ai participé sont arrivés parce qu’on m’avait sollicitée ou parce que quelqu’un avait parlé de moi.
Hier encore, j’en ai fait l’expérience.
J’avais reçu une invitation à un événement que j’aurais complètement manqué puisqu’elle était tombée dans mes spams.
Par un concours de circonstances, une intuition peut-être, j’ai appelé une personne pour obtenir un renseignement pour le Micro Salon du Livre de Vierzon auquel je participe. Elle m’a orientée vers quelqu’un qui m’a alors répondu :
« Mais je vous avais justement envoyé une invitation ! »
Au cours de notre échange, cette personne m’a également parlé de projets auxquels elle aimerait que je participe.
Pourquoi ?
Parce qu’elle avait entendu parler de moi.
Et ce qui m’a particulièrement touchée, c’est que ce qu’elle avait entendu n’avait finalement pas grand-chose à voir avec ma musique ou mon livre.
On lui avait parlé de la personne que j’étais.
Et ça, c’est quelque chose que beaucoup d’entrepreneurs ont parfois du mal à intégrer.
Nous pensons souvent qu’il faut avant tout présenter nos prestations, parler de nos offres et convaincre les autres de faire appel à nous.
Mais nous oublions que les gens ont aussi besoin de nous connaître et de nous faire confiance.
Cette réalité est particulièrement importante pour les entrepreneures qui exercent des métiers encore peu connus.
Je pense notamment aux thérapeutes, aux coachs, aux conseillères, aux professionnelles de l’accompagnement et à toutes ces femmes qui exercent des métiers créatifs ou émergents.
Lorsque vous êtes médecin, plombière, boulangère ou électricienne, les gens savent généralement ce que vous faites et dans quelles circonstances ils peuvent avoir besoin de vous et ne se posent pas trop la question s'ils peuvent vous faire confiance ou non, à moins que votre nom ait circulé.
Ces métiers bénéficient déjà d’une reconnaissance collective.
Mais lorsque vous exercez une profession que le public connaît mal, vous devez d’abord permettre aux gens de comprendre ce que vous faites, ce que vous pouvez leur apporter et pourquoi ils pourraient avoir envie de faire appel à vous. Et surtout vous devez susciter la confiance.
Et cela demande bien plus que de distribuer des cartes de visite.
Cela demande de créer de véritables relations humaines.
C’est précisément pour cette raison que j’ai créé Les Copines Business.
Je voulais permettre à des femmes solopreneures de se rencontrer, de découvrir leurs activités respectives, de s’entraider et de construire ce socle relationnel qui leur manque parfois pour se déployer ensuite avec confiance à l'extérieure.
Un réseau où l’on ne vient pas simplement chercher des clientes, mais où l’on apprend à se connaître pour créer des relations de confiance et des collaborations durables.
Parce que je sais que cela prend du temps.
On peut participer à des rencontres, échanger, partager ses connaissances et avoir l’impression que rien ne se passe. Pas de nouvelles clientes. Pas de ventes immédiates.
Alors on se décourage et on finit parfois par abandonner. Ou à avoir du ressentiment.
Pourtant, ce n’est pas parce que les résultats ne sont pas encore visibles que vous ne construisez rien.
Je m’en rends compte aujourd’hui avec la musique u l'écriture.
Je reçois des retours qui me touchent énormément. Des personnes pensent à moi pour des projets, parlent de moi autour d’elles ou se souviennent de nos rencontres. Et parfois, je réalise que je n’avais même pas conscience de ce que j’étais en train de bâtir.
Cela me fait aussi penser à la fable du Lièvre et de la Tortue.
Nous sommes nombreuses à vouloir avancer comme des lièvres. Nous voulons que tout aille vite et que chaque action produise immédiatement un résultat.
Mais certaines entreprises se construisent davantage comme le parcours de la tortue. Pas après pas. Rencontre après rencontre.
Relation après relation.
Ce qui semble lent aujourd’hui peut devenir un formidable socle pour demain.
Encore faut-il accepter de persévérer et de ne pas mesurer la valeur de chaque rencontre uniquement à l’argent qu’elle peut nous rapporter.
Et cela m’amène à une autre notion qui me tient particulièrement à cœur aujourd'hui : la réciprocité.
Au cours de mon parcours, j’ai énormément donné gratuitement.
Du temps, des conseils, des connaissances, des ressources…
En tant que thérapeute, j’ai notamment beaucoup partagé à travers mes écrits. Certaines personnes m’ont raconté que ces contenus les avaient aidées à débloquer des situations importantes dans leur vie.
Elles avaient pris le temps de les mettre en pratique.
Parce que oui, ce qui est gratuit peut avoir énormément de valeur.
Mais nous oublions parfois que derrière un conseil gratuit, il peut y avoir des années d’expérience. Derrière une ressource offerte, des heures de travail.
Ce n’est pas parce qu’une personne est généreuse qu’elle doit constamment donner sans jamais rien recevoir.
Je crois profondément à la générosité, mais je crois tout autant à la réciprocité.
Investir en soi est important. Investir dans le travail d’une autre entrepreneure qui peut nous apporter quelque chose l’est tout autant.
Et la réciprocité ne passe pas nécessairement par l’argent.
Elle peut prendre la forme d’une recommandation, d’une collaboration, d’un soutien ou d’une mise en relation.
L’essentiel est de ne pas entrer dans une relation en se demandant uniquement :
« Qu’est-ce que cette personne peut m’apporter ? »
Mais aussi :
« Qu’est-ce que je peux lui apporter à mon tour ? »
Un homme milliardaire avait expliqué un jour à sa fille que si ses entreprises ne fonctionnaient pas, c’était parce qu’elle courait après l’argent. Et que tant qu’elle continuerait à lui courir après, elle risquerait de prendre les mauvaises décisions.
Cette réflexion m’avait marquée.
Parce que l’argent est indispensable à une entreprise, mais il ne devrait pas nous faire perdre de vue notre vision.
Pourquoi avons-nous créé notre entreprise ?
Qu’avons-nous envie d’apporter ?
Quelles relations souhaitons-nous construire ?
Lorsque ces réponses deviennent claires, nous pouvons prendre des décisions plus cohérentes et construire une activité qui a du sens pour nous et nous apportent de l'argent.
Mais alors, comment traduire tout cela concrètement dans notre communication ?
Comment faire connaître notre métier lorsque les gens ne savent pas encore qu’ils pourraient avoir besoin de nous ?
Comment transmettre la valeur de notre travail, montrer notre singularité et donner envie aux autres de nous faire confiance ?
Comment communiquer sans avoir constamment l’impression de devoir nous vendre ?
Et surtout, comment transformer cette confiance en véritables opportunités pour notre entreprise ?
C’est précisément ce que nous allons explorer ensemble dans les ateliers « Ma Boîte et Moi », proposés dans le cadre du Club Les Copines Business.
Parce que je suis convaincue que développer son entreprise, c’est aussi apprendre à parler de ce que l’on fait, à rendre notre métier compréhensible, à affirmer notre singularité et à construire une communication qui nous ressemble.
Une communication qui donne envie de nous découvrir, de nous faire confiance et, naturellement, de faire appel à nos services.
Mes premières clientes sont venues à moi parce qu'elles ont appris à me connaître.
L’argent, c’est l’art des gens.
Et pour moi, faire du business autrement, c’est comprendre que derrière chaque opportunité, il y a avant tout des êtres humains, des relations à construire et une confiance à cultiver.
C’est cette vision que j’ai envie de faire vivre à travers Les Copines Business.
Et vous, aujourd’hui, qu’est-ce qui vous semble le plus difficile : faire connaître votre activité, inspirer confiance ou oser proposer vos services ?