26/09/2026
L’automne…
Ma saison préférée.
Hier était la célébration de la fête des récoltes à l’école de ma fille.
Toutes les classes se sont réunies pour préparer soupe, pain et jus de pomme avec les fruits et légumes récoltés au potager, dans les jardins ou ramenés par chacun.e.
Je pense à cette journée que vit ma fille chaque année.
Et je me rappelle de moi, enfant. Où les saisons étaient enseignées dans les livres, par des mots mais rarement dans le sens par l’expérience.
Je sentais que quelque chose ne collait pas avec ce que je voulais vivre mais je n’avais pas les mots.
Il m’en a fallu du temps pour réapprendre à mon corps à réapprivoiser les cycles. A m’autoriser à écouter ce qui demandait à exister à l’intérieur. A quitter les loyautés à des systèmes de pensée qui n’étaient pas les miens.
A me réconcilier avec les cycles de mon corps, de la lune, d’une année, d’un projet, d’une relation, d’une identité.
Avec la perte, la mort, le dépouillement.
Le vide, l’intériorité, l’espoir, l’ombre et la lumière.
Et dans tout ça, avec la vie.
Nous entrons dans la saison que je préfère.
Celle de l’intériorité.
De la descente en soi.
De la plongée dans l’ombre.
Du ralentissement.
La chaleur d’un foyer, les couleurs d’une vie qui a vécu et qui s’apprête à s’éteindre, l’intention portée dans les gestes, la présence en dedans.
Je ne sens pas encore totalement l’énergie de l’automne, rien n’est tranché, tout s’entremêle.
Mais je la sens pointer son nez et je sais qu’elle me demandera de la force, du discernement mais surtout de relâcher, accepter de laisser aller, revenir à l’essentiel : ce qui réchauffe les cœurs et l’âme.
Tout ça ne s’apprend pas dans les livres mais dans la transmission. Et j’ai comme l’impression qu’en réponse à des élites et à une société qui persistent dans l’urgence de produire toujours plus, de plus en plus d’humains reviennent à honorer la vie dans sa profondeur.
Belle entrée dans l’automne à toutes 🍂