24/09/2026
Petite balade , pendant les 3 jours intenses de Congrès de l’USH ( grand moment annuel du monde du logement social )/ Quartier du Grand Parc .
Église de la Trinité à Bordeaux 1965- 1967
Commanditaire :
Les chantiers diocésains
Concepteur(s)
André Conte, Georges Prymersky (architectes)/ architectes Bordelais
Hugues Maurin (sculpteur)
Henri Guérin (peintre-verrier)
« L’architecture, d’une grande sobriété extérieure, ne surgit du paysage urbain vertical que par la hauteur du clocher en béton. Cette discrétion se poursuit à l’intérieur, dissimulant presque l’excellence des matériaux employés. L’un des plus beaux exemples est le béton, valorisé par la variété de sa mise en œuvre : brut de décoffrage, lissé, bouchardé. Dans l’avant-nef, il contraste et dialogue avec la charpente lamellé-collé de pin (l’une des premières utilisations de cette technique à Bordeaux) puis les dalles de cailloux lavés posées au sol. Le bois vient également animer le sol d’une remarquable façon, notamment dans les confessionnaux et les fonts baptismaux où l’on marche sur des rondins de bois de diamètres divers, sciés et enchâssés dans le béton. Ces cercles irréguliers répondent au cylindre des fonts, là encore remarquable dans le jeu de textures du béton.
Le sculpteur bordelais Hugues Maurin a été sollicité pour plusieurs œuvres : un bas-relief en béton ornant la façade d’entrée ainsi que le maître-autel, reprenant les mêmes motifs géométriques. Quant aux vitraux en dalle de verre (ceux qui éclairent le chœur et le bénitier), elles sont signées de l’artiste toulousain Henri Guérin, grand nom du vitrail dans le renouveau de l’art sacré en France.
L’ensemble des bancs et du mobilier en bois sont en parfait état et poursuivent leur office. La bonne conservation de l’édifice permet d’apprécier l’art de la construction religieuse du milieu des années 1960. »