08/06/2026
Le deuil sort de l'ombre et ce n'est que le début !
3 millions de Français perdent un proche chaque année. Et pourtant, le deuil reste un impensé collectif. En Angleterre, l'Université de Bristol vient de lancer le tout premier centre de recherche dédié au deuil au Royaume-Uni. Le Grief Centre réunit chercheurs, artistes, soignants et décideurs autour d'un objectif : changer la façon dont la société voit, soutient et parle du deuil.
Derrière ce projet, Lucy Selman et Lesel Dawson, co-fondatrices du Good Grief Festival, qui ont déjà accueilli plus de 35 000 personnes dans plus de 350 événements. Ce festival, devenu une vraie aventure collective, propose des cours ouverts à tous pour développer ce qu'elles appellent la grief literacy, la capacité à comprendre, reconnaître et traverser le deuil.
Leur conviction ? Le deuil n'est pas une affaire privée. C'est une question de santé publique.
Le Grief centre mettra notamment un accent fort sur les deuils invisibles, ceux que la société ne reconnaît pas et sur les inégalités d'accès au soutien selon l'origine, l'orientation sexuelle ou le milieu social.
Mais ce nouveau centre ne se contentera pas d'étudier le deuil. Son ambition est aussi de transformer les pratiques. Les chercheurs travailleront avec des associations, des collectivités, des professionnels de santé, des artistes et des personnes concernées pour concevoir de nouvelles formes d'accompagnement. Parmi les thèmes prioritaires figurent le soutien aux enfants et aux adolescents endeuillés, les approches communautaires du deuil, le rôle thérapeutique de la créativité (écriture, arts visuels, musique, théâtre) et la réduction des inégalités d'accès à l'aide psychologique et sociale. Les équipes souhaitent également développer des formations pour les professionnels.
En France, on n'a pas encore ça. Mais les lignes bougent. Et l'idée qu'on puisse traverser le deuil entouré, accompagné, sans honte, fait son chemin.
Ă€ quand notre Grief Centre Ă nous ?