27/06/2026
Une très intéressante réflexion (en anglais, désolé, mais vous savez sûrement trouver un bouton "traduire") sur un paysagisme "basse-résolution", dont la conception des espaces ouvre des perspectives inconfortables, et s'éloigne d'une forme d'autoritarisme des usages.
Concevoir des lieux dont les fonctions ne sont pas nécessairement claires, amener les usagers et spectateurs à s'interroger sur leur rapport à ces lieux, qui cessent d'office de n'être qu'un décor où ils et elles sont dirigés d'un point A à un point B pour y faire ce que l'on a prévu qu'ils et elles y fassent, est une ambition nouvelle, comme l'est le contexte général. Définir clairement les choses, dans un monde où tant de facteurs perceptibles et imperceptibles influent sur ce qu'il est possible de créer, comme sur les façons encore inconnues d'en faire usage, d'en bénéficier, ou de les adapter est une tâche résolument impossible, qui implique une humilité forte des créateurs, des demandeurs.
Probablement une forme du No Future tel que je le raconte dans mon travail: un avenir qu'on ne maîtrise pas, qui contient énormément de probables dont certains sont très insatisfaisants, et qui nous incite à considérer le présent avec force et ambition pour l'habiter au mieux, et y poser les germes et les briques d'un futur souhaitable dont nous espérons qu'il soit possible, sans pouvoir en garantir la forme ni vouloir l'imposer. Un inconfortable présent, étrange car plein d'incertitudes, qu'il nous faut habiter et rendre habitable, beau et doux pour ceux dont le présent est à venir, dont nous ferons aussi provisoirement partie.
Exploring the interplay between low-res design and the transience of landscapes, this essay foregrounds the notion of resolution, enquiring about a dynamic interaction with landscapes in flux.