27/06/2026
Compromis.
Notre métier est souvent pris entre deux réalités : une vision claire, construite, argumentée, et les contraintes très concrètes d’un projet.
Obligations légales, contraintes du bâtiment, budget, envies du client, contradictions avec le cahier des charges… tout cela fait partie du processus.
Il m’est souvent arrivé de travailler avec de grandes entreprises conscientes de la nécessité de faire appel à notre profession. Pourtant, au fil du projet, certaines demandes viennent parfois modifier profondément l’intention initiale. Peu à peu, ce qui différencie, ce qui donne une âme au lieu, s’efface au profit d’une vision plus standardisée, presque industrielle.
J’y vois souvent une peur : peur de ce qui est nouveau, peur de sortir des codes, peur de prendre pleinement en compte l’expérience client face aux habitudes de marque et de communication.
C’est surprenant, car ces entreprises innovent souvent dans leurs produits. Mais lorsqu’il s’agit d’espace, les codes rassurants de la grande distribution reprennent vite le dessus.
Ma méthode n’est pas de contraindre.
Elle est d’expliquer.
Mettre mon ego de côté, accompagner le client, accepter les compromis, même lorsque la frustration apparaît et que l’on sait que le projet n’ira pas aussi loin qu’il aurait pu.
Les blocages viennent aussi de l’intérieur des entreprises : management, organisation, autonomie des équipes, arbitrages, décisions imposées par une direction dont la vision peut parfois remettre en cause tout un travail engagé.
J’ai récemment appliqué cette même logique à mon propre site Internet.
Je l’avais refait avec les messages que je voulais porter, les textes que je voulais assumer, la vision que je souhaitais partager. Puis des collègues m’ont aidé avec des retours francs. Il est devenu évident qu’il fallait aussi répondre aux usages actuels : aller plus vite, être plus direct, clarifier les messages.
Ce n’est pas toujours simple quand on croit que choisir un partenaire mérite de prendre le temps de le découvrir.
Alors j’ai repris le site.
J’ai codé avec l’aide de l’IA.
J’ai repensé l’ensemble en designer, en mettant de côté mes propres envies pour me concentrer sur l’usage.
Mais j’ai gardé une particularité : ne pas effacer l’ancien site.
Dans notre métier, les carnets de croquis permettent d’expliquer, d’approfondir, de montrer ce qui se cache derrière une intention. L’ancien site est donc devenu Les Carnets de Hito : un espace plus libre, où je peux développer ma pensée et partager mes réflexions.
Le nouveau site, lui, se veut plus clair, plus direct, plus efficace.
Vos retours m’aideraient beaucoup à le faire évoluer.
Merci à celles et ceux qui prendront le temps de le découvrir.
Bonne visite sur hito-design.fr
Une approche humaine, contextuelle et responsable du design : concevoir des lieux désirables, exploitables et durables.