20/10/2026
Se faire un nom comme formatrice dans l’aide à domicile, c’est un combat que l’on voit peu.
On parle de recrutement, de manque de personnel, de maintien à domicile. Mais quand on défend la formation, il faut convaincre qu’elle mérite du temps, un budget et une place.
Derrière chaque proposition, il y a des heures de préparation, de l’expérience de terrain et une conviction : les professionnelles qui accompagnent nos proches méritent d’être soutenues dans leur métier.
Pourtant, se faire entendre est difficile. Des messages restent sans réponse. Des échanges prometteurs n’aboutissent pas. Et lorsqu’on porte seule son activité, il faut sans cesse démontrer son sérieux, sa légitimité et la valeur de ce que l’on propose.
Je ne prétends pas tout savoir. Je connais les contraintes des structures, les plannings serrés et les équipes qui font déjà beaucoup. Mais je vois aussi ce que la formation peut apporter : comprendre une situation, ajuster un geste, prévenir un risque, trouver les mots et reprendre confiance.
Former, c’est donner des outils concrets à celles et ceux qui entrent chaque jour dans l’intimité des personnes accompagnées.
Ce qui est dur, c’est de défendre cette conviction et d’avoir parfois le sentiment de parler dans le vide.
Je continue, parce que je crois à ce métier et aux personnes qui l’exercent. Mais j’aimerais que la voix des petites structures de formation soit davantage écoutée.
Nous avons, nous aussi, une expérience à partager et une place à prendre.