La Lierraie

La Lierraie Conception de projets paysagers : petits et grands espaces. Planches de préfiguration légendée…

Pour Christine Fiancette, née en Beauce, étudiante à Paris, puis à Lyon, en Arts plastiques, Esthétique et Sciences de l’Art (Paris-Sorbonne, Lyon Claude Bernard et Ecole d’Architecture de Lyon), et après des expériences diverses dans la communication culturelle, le paysagisme s’est imposé comme une manière de mettre en pratique l’esthétique, appliqué à l’espace extérieur. Cela débute par la c

réation avec son conjoint d’une petite pépinière ornementale (arbres en pots, sujets de pleine terre taillés et formés) et s’est poursuivi par des projets et réalisations paysagères, de la conception au suivi de chantier paysager : plus de 160 projets diversifiés et d’envergure variable. Les projets, tous confondus, correspondent à environ 40 m2 de surface dessinée... Installée désormais à Loches (la famille de son conjoint est originaire de Beaulieu-lès-Loches), cette expérience de trente ans de « Décoratrice-Paysagiste » se présente, sous une nouvelle enseigne, « la Lierraie », en hommage à cette plante fétiche « persistante, odorante et miroitante » qu’elle considère comme « une sorte de tapisserie naturelle». Ce parcours, qui consiste à recomposer et à valoriser les lieux, lui permet de maintenir la pratique du dessin (les plans sont dessinés à la main et font partie intégrante de la maturation d’un projet à laquelle sont associés les usagers du lieu et sont compatibles avec une éventuelle transposition numérique réalisé par un tiers), et d’assortir la connaissance des plantes avec celle des matériaux , et ainsi, de faire ressortir le potentiel propre à chaque espace extérieur : de la plate-bande à la cour, aux terrasses et balcons, des abords de piscine au jardin dans son ensemble, des mini-scènes au parc paysager… Lieux sauvages ou lieux civilisés… Rien n’est laissé au hasard, tout est préconçu - ou en tant cas préfiguré- de la clôture (ou limites du terrain) aux façades (là où s’arrête son intervention) en passant par des dispositifs spécifiques d’architecture et décoration de jardin : treillage, arceaux, marquise, garde-corps ainsi que des compositions de pots … Selon sa formule « On se souviendra qu’un « paysagiste » a d’abord été un peintre de paysage. Il devenait « décorateur » lorsqu’il meublait ses compositions de personnages, d’accessoires ou d’éléments d’architecture. Si le paysagiste est sorti du « tableau », il n’a de cesse d’y retourner, de plain-pied… » (C.F.) Aucun style (ou tendances) n’est a priori privilégié (ni rejeté d’ailleurs), c’est toujours le lieu qui donne la ligne directrice, qu’il s’agisse de simples « retouches » ou d’un remaniement intégral, mais aussi de sa destination : lieu d’agrément ou de fonctionnalité plus marquée. « C’est au paysagiste de s’adapter et non l’inverse », tel est son crédo. L’expérience et la fréquentation intensive du paysage justifie ce parti-pris d’intégration, qui n’est pas un vain mot. Sa planche à dessin est installée dans un local de Loches, rue des Moulins, un lieu de permanence restreinte pour pouvoir se déplacer in situ. Après avoir pratiqué l‘aquarelle, le dessin au crayon redevient son medium favori, comme un retour aux sources qui permet d’expérimenter très simplement ce goût pour le paysage. La pratique du paysagisme, c’est aussi :
- des dessins « d’après nature », réalisés à la demande : scènes de paysage, d’architecture intégrée, ou encore des vues détaillées
- des séances collectives de « Dessin en Extérieur » pour permettre à tout un chacun et quelque soit son niveau (le dessin est toujours sensible) de mieux apprécier le cadre de vie local. Pour arpenter concrètement le paysage, en se confrontant à la lumière, aux volumes, à l’air ambiant …

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04/09/2026

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R. REGARD On ne prétend pas épuiser le sujet tant le regard s’exerce en permanence et se porte sur l‘infini de l’observation. Tout témoignage n’est-il pas un élan ou un sursaut, selon la gravité et l’intensité, une victoire acquise sur ce qui nous dépasse, nous rabaisse et nous meurtrit, avant de devenir une source de recueillement et d’émerveillement, la marque d’une insuffisance que nous sommes parvenus à assumer en quittant son propre monde pour en découvrir un beaucoup plus vaste?. Les chercheurs, les poètes et les sages, qui endossent toutes les affres de la vie et parviennent à les recycler, les reconvertir par le langage, l’image ou autres artefacts, demandent instamment : écoutez et regardez comme le monde est beau ! Non pas pour eux-mêmes, et non par eux-mêmes, exclusivement : si le génie et le talent sont rares, les essais plus ou moins aboutis et convaincants, plus fréquents, ils ne font que rappeler, sous de multiples formes, une priorité. C’est cela, leur spécialité, faire redécouvrir ce que chacun pressent et oublie, et objectivement, il n’y pas d’équivalent ni de tâche plus importante à faire autre chose, que cela. (Ill. le double arc-en-ciel dans la campagne tourangelle)

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29/08/2026

https://www.instagram.com/lalierraie Actualité des "Captures de nature" Journal de campagne illustré N° 183 REWAMPING ?
"Au cœur d’une région pluri-chatelaine, Le lieu avait de quoi éblouir. Luçay -de lux, la lumière-, le pays de Lucius, un colonisateur de l’armée de César. Ce qu’on raconte, c’est que ce Lucius était un méchant homme et la terre, ingrate, et le bourg a été affublé d’un qualificatif de « le-Mal », converti à la révolution, en le-Mâle ». A l’écart, c’est une autre ombre qui se profile, avec un amalgame de baraquements en tôle ondulée..."

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28/08/2026
ESSAIMAGE...M. MALHERBOLOGIE . Il apparait, désormais, hérétique de proférer cette expression des « mauvaises herbes », ...
25/08/2026

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M. MALHERBOLOGIE . Il apparait, désormais, hérétique de proférer cette expression des « mauvaises herbes », sans doute, à juste titre, mais il faudrait vérifier sur le terrain de l’exploitation, à l’échelle individuelle ou industrielle, pour avoir la confirmation que cette supposée profanation est bannie de toute pratique. La malherbologie (une dérivation sans ambigüité) est la science qui étudie les indésirables, les nuisibles, les résistantes et forcenées, pour appliquer les techniques les moins nocives et favoriser ainsi les cultures. L’homme, en définitive, protège toujours sa production, matérielle ou immatérielle, et cette intervention inclue, à minima, la préservation partielle de cet environnement dont il dépend. L’exigence écologique emprunte de multiples voies, mais sans jamais pouvoir subsumer les incidences de toute intervention ou prévention.
On ne peut plus désormais ignorer les vertus du pissenlit, du pourpier, de l’ortie, du plantain, de la pâquerette, de l’épineux cirse commun, de la mauve… mais quid de ces plantes comestibles (modérément) ou dotées de qualités médicinales (toutes présentes sur un terrain argilo-calcaire et bien azoté), dont voici quelques incursives bien connues ?

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21/08/2026

https://www.instagram.com/lalierraie Actualité des "Captures de nature" Journal de campagne illustré N° 182 LE COUPLE

Le zoomorphisme est péjoratif pour les deux parties, lorsqu’il s’agit des animaux de basse-cour ou de faible envergure, n’épargnant ni les hommes (le blaireau) ni les femmes, en l’occurrence, ici, les jeunes femmes, qualifiées de ce zooséme « d’oie blanche » (sa durée de vie est estimée à une vingtaine d’années), pour relever leur naïveté, leur innocence ou encore l’ignorance dans lesquelles elles ont été maintenues ou qu’elles conservent à un âge avancé, des « réalités de la vie » (un pléonasme qui sous-entend diverses pratiques), et qui, plus cruellement, peut être apparentée à...

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17/08/2026

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Les deux anciennes définitions conviennent pour désigner « la construction d’une église » ou d’un « édicule à vocation ornementale » dans un parc. Mais pour cette « fabrique » qui ressemble à une chapelle...

ESSAIMAGE : Abécédaire paysager suggestif  "Les mots sont comme des graines : ils se dispersent au gré des humeurs des  ...
17/08/2026

ESSAIMAGE : Abécédaire paysager suggestif "Les mots sont comme des graines : ils se dispersent au gré des humeurs des hommes, de leurs sollicitations et de leurs penchants et s’enracinent, traçant de nouvelles pistes de découvertes, propices à l’observation et à la rêverie".

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07/08/2026

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Dans ce village d’environ 250 habitants, sans compter ceux d’alentours, doté d’un cachet paysager et d’un patrimoine indéniable, les commerces ont tous fermé : épicerie, boulangerie, cafés, hôtel ..., comme dans la plupart de ces beaux villages de Touraine que l’on parcourt en solitaire. Donnant sur la place vide et obscure, un local diffuse une lumière égale et forte, comme sous un flash continu, les portes automatiques s’ouvrent...

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01/08/2026

https://www.instagram.com/lalierraie Actualité des "Captures de nature" Journal de campagne illustré N° 179 LE CRI DE LA TERRE

Si la terre retentissait des cris de tous ceux qui ont été torturés dans leur chair et dans leur âme, et ce, depuis des millénaires, le bruit serait assourdissant. C’est bien ce qui se passe. Les souffrances ne sont pas volatiles. Elles sont le terreau d’où nous venons et sur lequel nous prospérons.
Le cri de la terre, c’est aussi celui qui jaillit de toutes formes de vie, de toute vie des formes : animale, minérale ou végétale, primaire ou évoluée..., et tous règnes confondus. C’est alors un cri inaudible, inarticulé ou totalement silencieux, et parfois étouffé, mais dont la matière porte la mémoire : l’air vicié, l’eau souillée, la montagne éventrée, les arbres décapités, le paysage dégradé, l’asphalte uniformisant toutes les aspérités, les visages fermés, le langage détourné et si peu châtié...

La nature offusquée, n’a aucun « droit » et ne se dérègle pas, mais possède le pouvoir prodigieux de donner la vie, n’importe laquelle, toutes manifestations confondues, même les plus invraisemblables – ce qui ne dépend pas de nous- mais aussi un pouvoir de destruction- qui peut parfois dépendre de nous- quand à force de provocations et d’outrages, attisés par un simple geste, en apparence anodin, d’une si banale et grave inconséquence, elle peut, alors, se passer de nous, quitte à nous dévaster, nous consumer.
Comment se peut-il, que, en dépit de ce vacarme, causé par une avidité trépidante et précipitée, l’on soit devenu sourd aux claires sonorités de la terre, nous qui maitrisons autant d’instruments ?

Comme toute parole doit se clore sur une ouverture, peut-être que le maitre mot de la catastrophe climatique et économique actuelle, serait celui de « solidarité » qui ne faillit pas, à l’occasion d’une cause à défendre incontestable, à laquelle tout un chacun spontanément se rallie, et qui est le contrepoids de la lévitation institutionnelle et de moins en moins crédible, Et si passée l’urgence, cette empathie générale pouvait se confirmer..., alors que, comme le disait une astronaute américaine en voyant la terre vue de très haut (Christina Koch, 2026) : « nous faisons partie du même équipage ».
Voir aussi un post ancien sur Instagram N°2i « La vie d’avant »

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