19/05/2026
La communication non verbale
Quand la communication verbale devient difficile ou presque impossible avec une personne atteinte de troubles cognitifs, on peut avoir l’impression de “ne plus réussir à la rejoindre”. Pourtant, la communication passe encore souvent par beaucoup d’autres choses que les mots.
Même quand les phrases disparaissent, les émotions, les sensations, les regards et la présence restent souvent très importants.
Quelques façons concrètes de continuer à communiquer :
• un sourire doux,
• regarder la personne dans les yeux sans insister,
• parler lentement et avec une voix rassurante,
• utiliser des phrases très simples et courtes,
• dire le prénom de la personne,
• tenir la main si elle l’accepte,
• faire une caresse sur l’épaule ou le bras,
• s’asseoir à côté plutôt qu’en face,
• montrer les objets au lieu de seulement les expliquer,
• faire des gestes simples pour accompagner les paroles,
• mettre une musique connue ou ancienne,
• chanter ensemble, même quelques mots,
• regarder des photos de famille,
• feuilleter un album ou un vieux magazine,
• sentir une odeur familière (café, lavande, gâteau, savon…),
• proposer un tissu doux, une peluche, un objet rassurant,
• marcher doucement ensemble,
• partager un moment sans parler,
• rire ensemble d’un petit geste ou d’une situation simple,
• accepter parfois le silence sans vouloir le remplir.
Souvent, la personne ressent davantage le ton, l’ambiance et la présence que les mots eux-mêmes.
Ce qui peut parfois augmenter l’angoisse :
• parler trop vite,
• poser beaucoup de questions,
• corriger sans arrêt,
• vouloir absolument faire comprendre,
• montrer son stress ou son impatience.
Parfois, un regard apaisé, une main posée doucement ou une musique connue peuvent créer plus de lien qu’une longue conversation.
Même quand les mots s’effacent… le besoin de lien, de douceur et de présence reste souvent là.
Et vous, quels petits gestes ou moments fonctionnent le mieux avec votre proche ?