02/05/2026
Faire un dossier MDPH, ce n’est pas seulement remplir des papiers. C’est expliquer une réalité complexe… dans un cadre très précis.
Et parfois, ce ne sont pas ta situation ou ta maladie qui posent problème. Ce sont… certains détails du dossier.
Première erreur :
minimiser. Par habitude.
Par pudeur.Ou parce qu’on a appris à “tenir”. On écrit : “ça va” “je me débrouille” “c’est supportable”... Alors que dans la réalité… c’est difficile, épuisant, parfois insoutenable.
Mais sur le papier, ce que tu écris… est pris au pied de la lettre.
Deuxième erreur :
rester flou. Dire “j’ai des douleurs” ne suffit pas toujours. Ce qui compte, c’est l’impact.
Combien de temps ?
À quelle intensité ?
Sur quelles actions du quotidien ?
Sans ça, l’évaluation devient plus difficile.
Troisième erreur :
ne pas détailler le quotidien. Parce que c’est évident pour toi. Parce que tu le vis tous les jours.
Mais pour la personne qui lit ton dossier,
ça ne l’est pas. Ce qui compte, ce n’est pas seulement la maladie. C’est ce qu’elle t’empêche de faire.
Quatrième erreur :
un certificat médical trop vague. Le dossier ne repose pas uniquement sur ton témoignage. Les mots du médecin ont un poids important. Et parfois, par manque de temps ou de précision, le certificat ne reflète pas totalement la réalité.
Cinquième erreur :
vouloir “rester positif”. Expliquer que tu fais encore certaines choses, que tu t’adaptes, que tu continues malgré tout…
C’est admirable.bMais dans un dossier MDPH,bce n’est pas ce qui est évalué en priorité. Ce qui est évalué, c’est ce que tu ne peux plus faire.bOu ce que tu fais… avec difficulté.
Alors non,bce n’est pas simple. Parce que ça demande de mettre en mots une réalité qu’on préfère souvent minimiser. Mais dans ce type de démarche, être précis, concret et honnête fait toute la différence.