14/05/2026
Maïs : le gouvernement suspend les importations pour protéger la production locale
Face à l’accumulation de stocks invendus chez les producteurs camerounais, le gouvernement a décidé de suspendre les importations de maïs. La décision a été prise le 13 mai 2026 au terme d’une réunion de concertation présidée par le ministre du Commerce, Luc Magloire Mbarga Atangana, en présence des administrations concernées et des acteurs de la filière.
Cette mesure intervient dans un contexte inhabituel. Pendant des années, le Cameroun importait du maïs pour combler les déficits de production. Mais cette fois, les récoltes locales existent et peinent pourtant à trouver des débouchés, tandis que des cargaisons importées continuent d’approvisionner le marché national.
Pour les autorités, une telle situation menace directement les producteurs locaux et va à l’encontre de la politique d’import-substitution prônée par le gouvernement. À travers cette stratégie, l’État veut réduire la dépendance du pays aux importations, soutenir les filières agricoles nationales et préserver les devises.
Selon les explications fournies lors de la rencontre, des autorisations d’importation avaient été accordées faute de données fiables sur les niveaux réels de production et les stocks disponibles. Une faiblesse dans la circulation des informations qui a contribué au déséquilibre actuel du marché.
Outre la suspension des importations, plusieurs mesures ont été arrêtées : l’évaluation des stocks détenus par les producteurs, la recherche de mécanismes d’achat et de stockage de la production locale, ainsi qu’un encadrement des importations de poussins et d’œufs à couver afin de stimuler la consommation nationale de maïs dans la filière avicole.
Au-delà de l’urgence, l’enjeu est économique et social. Le maïs reste une culture essentielle pour l’alimentation et l’élevage. En soutenant l’écoulement de la production locale, le gouvernement entend protéger les revenus des agriculteurs, renforcer l’emploi rural et consolider les objectifs de souveraineté alimentaire inscrits dans la Stratégie Nationale de Développement 2030.
Christian ELOUNDOU
Source : MINCOMMERCE
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