10/16/2026
🇨🇦 PRESQUE 10 MILLIONS DE PERSONNES AU CANADA ONT CONNU L'INSÉCURITÉ ALIMENTAIRE. Et pourtant, on continue souvent à croire que travailler suffit pour bien vivre.
À l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation du 16 octobre, Statistique Canada vient de publier de nouvelles données sur l'alimentation et son coût au pays.
Et certains chiffres méritent une vraie réflexion.
En 2024, environ 9,8 millions de personnes au Canada vivaient dans un ménage ayant connu une forme d'insécurité alimentaire.
Cela représentait 24 % de la population.
Autrement dit, presque une personne sur quatre.
L'insécurité alimentaire ne signifie pas uniquement ne plus avoir de nourriture.
Elle peut aussi correspondre à des difficultés financières empêchant un ménage de se procurer suffisamment d'aliments adaptés à ses besoins.
Et les prix n'arrangent pas les choses.
Selon Statistique Canada, entre 2022 et 2025, les prix des aliments achetés en magasin ont augmenté de 13,9 % supplémentaires.
Sur cette période :
le bœuf a augmenté de 42,9 % ;
les œufs de 26 % ;
les produits laitiers de 20,5 % ;
les légumes frais de 21,3 %.
Ce sont des augmentations cumulées sur plusieurs années, pas des hausses du seul mois d'octobre.
Et derrière ces statistiques, il y a la réalité quotidienne.
Des familles qui comparent chaque circulaire.
Des travailleurs qui attendent leur prochaine paie.
Des parents qui réduisent certaines dépenses pour préserver leur budget alimentaire.
Pour les nouveaux arrivants, cette réalité peut être particulièrement surprenante lorsqu'ils découvrent le coût de la vie canadien.
Mais elle concerne aussi des personnes installées ici depuis longtemps.
Le Canada offre des possibilités importantes.
Cela n'empêche pas de reconnaître que le coût de la vie représente une difficulté réelle pour de nombreux ménages.
Question à ceux qui vivent actuellement au Canada :
Combien dépensez-vous environ par semaine pour l'épicerie ?
Précisez simplement votre province et le nombre de personnes dans votre ménage.
Comparons les réalités plutôt que de supposer que tout le monde vit la même chose.