09/10/2026
Aujourdâhui, loin des belles photos de nos prestations, des anniversaires et des sourires que nous partageons habituellement, jâavais envie de mettre Ă lâhonneur lâun de mes jeunes prestataires.
Malgré son jeune ùge, il avait décidé de se rendre à la manifestation avec ses camarades.
Il mâavait simplement dit :
« Ma biche, tu peux me prĂȘter le costume ? Jâai envie de faire quelque chose dâincroyable, quelque chose de complĂštement dĂ©lirant ! » đ
Et finalement, lorsquâil mâa envoyĂ© cette photo, jâai souri⊠Mais elle mâa aussi fait rĂ©flĂ©chir Ă Ă©normĂ©ment de choses sur la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous vivons.
Parce quâau fond, nous nous battons tous pour la mĂȘme chose : une vie meilleure.
Nous ne demandons pas des bateaux, des avions privés ou des montres en or. Nous demandons simplement de pouvoir vivre dignement, de défendre nos principes, nos convictions, nos valeurs et notre avenir.
Manifester, câest aussi rappeler que nous existons. Que nous ne sommes pas de simples pions sur un Ă©chiquier. Que nous avons une voix, une libertĂ© de pensĂ©e et le droit de nous faire entendre.
Bien sĂ»r, rien nâest jamais aussi simple.
Trop souvent, ce sont les images les plus nĂ©gatives qui retiennent lâattention. Les tensions, les affrontements, les dĂ©gradations⊠Et derriĂšre ces images, on finit parfois par oublier les milliers de personnes qui sont simplement venues dĂ©fendre leurs convictions.
Je ne souhaite pas rĂ©sumer une manifestation aux actes de ceux quâon appelle les « casseurs ». Ces comportements ne doivent pas effacer la parole de celles et ceux qui manifestent pacifiquement.
Et concernant les forces de lâordre, je pense quâil faut aussi pouvoir faire la diffĂ©rence entre la police de proximitĂ©, qui connaĂźt les citoyens et partage leur quotidien, et les interventions lors des manifestations, oĂč les tensions peuvent parfois donner le sentiment que lâon protĂšge davantage les institutions que les personnes.
Je mâinterroge Ă©galement sur les provocations, sur ce qui se passe rĂ©ellement sur le terrain et sur tout ce que les images ne racontent pas.
Car personne ne devrait avoir peur de marcher dans la rue, de sâexprimer ou de dĂ©fendre pacifiquement ses idĂ©es.
Mais aujourdâhui, ce que je veux surtout retenir de cette photo, câest autre chose.
Ce sont ces jeunes et ces adultes qui, malgrĂ© les inquiĂ©tudes et les difficultĂ©s, trouvent encore la force de se rĂ©unir, de se dĂ©guiser, de rire, de partager un moment ensemble et dâapporter un peu de lĂ©gĂšretĂ© Ă une rĂ©alitĂ© qui nous dĂ©passe parfois tous.
Peut-ĂȘtre quâils nâont pas toujours toutes les rĂ©ponses. Peut-ĂȘtre quâils ne voient pas tous les choses de la mĂȘme maniĂšre.
Mais ils sont là . Ensemble. Et ils essaient, à leur façon, de faire entendre leur voix.
â€ïž Et finalement, dans la vie, il existe deux sortes de costumesâŠ
Celui que lâon choisit dâenfiler pour devenir un hĂ©ros, dĂ©fendre les autres et combattre les injusticesâŠ
Et celui que certains portent lorsquâils choisissent de basculer du cĂŽtĂ© obscur de la Force.
Mais souvenons-nous dâune chose : ce nâest pas le costume qui fait le hĂ©ros, ce sont les actes de celui qui le porte. đŠžââïž
Alors merci Ă mon prestataire pour cette photo. Merci de mâavoir rappelĂ© quâau milieu des tensions, des diffĂ©rences et des difficultĂ©s, il reste quelque chose dâessentiel : notre humanitĂ©.
Le rire, la solidaritĂ©, la libertĂ© et le respect mĂ©ritent eux aussi dâĂȘtre mis en lumiĂšre.
Parfois, il suffit dâun costume, dâun sourire et dâun appareil photo pour transmettre un message bien plus fort quâun long discours.
Sans haine. Sans violence. Juste avec le cĆur. â€ïž
âïž Peace Ă vous tous !