20/05/2026
bassmets
Les clé de la résilience sont dans les mains des paysagistes.
Ce que je cherche, c’est la “vocation” d’un lieu. Vers quoi veut-il évoluer ? Il existe dans la nature une force invisible, qui pousse sans cesse. Vous pouvez continuer à vous y opposer. Vous pouvez retirer la mousse de vos joints encore et encore, elle reviendra, car elle veut être là. Ou bien vous pouvez vous demander : puisqu’elle veut être là, qu’en faire ? Peut-être créer un chemin de mousse. C’est un exemple banal. Mais si vous cherchez à comprendre cette force, vous commencez à percevoir vers quoi la nature tend, et comment vous pouvez l’accompagner, voire l’accélérer. »
Ce que je pense, en revanche, c’est que si vous avez le luxe d’avoir un jardin, vous en portez aussi la responsabilité. Par exemple, ne pas le saturer de pesticides simplement pour avoir de la pelouse. Car ce n’est pas un jardin : cela devient une sorte d’environnement chimique. »
« Face au grand problème du climat, il n’existe pas une seule solution. Il en faut des millions. Et si chacun de ces jardins devenait déjà plus riche en biodiversité, cela représenterait une amélioration considérable de la biodiversité globale.
Une pelouse, un arbre et une clôture : voilà l’image archétypale du jardin flamand. Comment s’en affranchir et créer un lieu qui exprime mieux qui vous êtes et ce dont vous rêvez ? Entretien avec l’architecte paysagiste Bas Smets sur l’art de continuer à chercher ce qui est possible.