30/09/2026
Thérèse Bertherat, la fondatrice
Thérèse Bertherat a mis au point l’Antigymnastique® au début des années 70 à la suite de circonstances bien particulières.
Il y a tout d’abord, en 1967, le décès brutal de son mari, Yves Bertherat, brillant psychiatre tué par un de ses patients. Veuve à 36 ans, avec deux enfants en bas âge à élever, elle doit impérativement gagner sa vie et décide de suivre des études de kinésithérapie.
Mais très vite, c’est la déception. La sécheresse et la rigidité de l’enseignement où « l’on étudiait le corps muscle par muscle, os par os, mais jamais dans son ensemble, toujours en pièces détachées, même chose pour les traitements » (in Le corps à ses raisons), conduisent Thérèse Bertherat vers d’autres voies thérapeutiques.
Sa rencontre avec Françoise Mézières en 1972 sera déterminante. En effet, cette dernière a élaboré une vision révolutionnaire de l’anatomie et envisage le corps comme une totalité dont chaque élément dépend de l’autre.
Thérèse Bertherat se forme à sa méthode mais ne s’arrête pas là et poursuit ses propres recherches.
Elle étudie et analyse d’autres thérapies corporelles : la bio-énergie, l’eutonie, le rolfing, la gestalt, l’acupuncture, les théories de la médecine chinoise qui viennent compléter ses connaissances des grands psychanalystes de Freud à Jung en passant par les travaux de Wilhelm Reich.
Mais surtout, Thérèse Bertherat travaille avec ses élèves et met peu à peu à point sa méthode, l’Antigymnastique® qu’elle développe dans le monde entier en formant des praticiens.
Aujourd’hui, après avoir longtemps exercé comme praticienne de l’Antigymnastique® auprès de sa mère, sa fille, Marie Bertherat a repris le flambeau.
🎨 Julie de Halleux
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