06/05/2026
Bonjour la communauté!
J’étais malade pendant longtemps mais je suis de retour. Le projet reprend son cours
🗣️ L’émission intégrale ici : 👇🏽
https://youtu.be/WP5tWUzGHgY?si=SRWGSraCRuhKVgu0
Le lien de mon blog ici: 👇🏽
https://audeladesfaits.blogspot.com/?m=0 #
Un autre blog plus professionnel est en cours de conception, je vous le partagerai une fois disponible.
Messages clés à retenir de mon intervention pour ceux qui ne comprennent pas le wolof : 👇🏽
👉🏽 « Malgré les opportunités qu’offre le Canada, l’intégration des immigrés n’est pas toujours évident »
👉🏽 « De nombreux Sénégalais du Canada vivent dans le stress, l’angoisse et la dépression profonde, impactés par l’individualisme poussé, les discours identitaires des gouvernants, certaines formes d’exclusion parfois, ainsi que les changements fréquents des lois en leur défaveur. »
👉🏽 « Ceci ne fait pas du Canada un pays où il n’est pas bon de vivre et de s’épanouir. Il a simplement ses réalités, comme tout autre pays, auxquelles les Sénégalais ne sont pas forcément familiers. Beaucoup de Sénégalais se sont bien intégrés dans le pays et s’en sortent mais force est de reconnaître que d’autres vivent dans une profonde détresse au quotidien. »
👉🏽 « Le but de l’émission n’est pas de diaboliser le Canada ni de décourager ceux qui veulent s’y rendre. Le but, c’est de leur dire que le pays a des réalités qui peuvent gravement impacter leur santé mentale et les placer dans une situation très précaire. Ils doivent se préparer psychologiquement à faire face à la solitude, au froid, aux changements brusques de lois, à la discrimination, etc. Ils doivent aussi se préparer financièrement afin de pouvoir survivre longtemps dans le pays, car rien ne garantit qu’ils auront un emploi dès leur arrivée, le pays faisant face à une crise de l’emploi ces dernières années. »
👉🏽 « Certains Sénégalais de la diaspora sont coincés en Occident, faute d’opportunités concrètes dans notre pays d’origine : le Sénégal. »
👉🏽 « À nos autorités sénégalaises : en 2026, l’immigration ne doit plus être une contrainte, mais plutôt une option. Il est urgent de créer des opportunités concrètes et à la hauteur pour que les Sénégalais de la diaspora puissent revenir au pays en toute tranquillité d’esprit s’ils ont des difficultés à s’intégrer dans leur pays d’accueil. »
« Aux étudiants internationaux : certaines agences qui font des procédures d’immigration vous ne vous disent pas la vérité. Préparez-vous financièrement avant de mettre les pieds au Canada. Vous n’avez pas le droit de travailler plus de 24 h par semaine une fois là-bas, donc il est impossible d’économiser au point de rassembler vos frais de scolarité, qui s’élèvent généralement à 10 000 $ minimum par session. »
« Aux visiteurs : le visa de visiteur ne vous permet pas de travailler dans votre domaine, et le changement de statut est extrêmement difficile. Vous risquez de vous retrouver dans une situation très délicate et votre santé mentale peut en prendre un véritable coup. Préparez-vous financièrement à tenir pendant plusieurs mois, voire une année ou plus, le temps de trouver la solution idéale pour changer votre statut, ou privilégiez une demande de résidence permanente et attendez les délais de traitement, qui peuvent être longs, certes, mais qui garantissent au moins une certaine tranquillité d’esprit. »
« Aux familles basées au Sénégal : soutenez vos enfants, frères, sœurs, cousins, cousines, etc., qui se trouvent en Occident. Développez l’habitude de les contacter souvent pour vous enquérir de leur bien-être physique et mental, de leurs conditions de vie, entre autres, et diminuez les demandes d’argent. Ils ont besoin de votre amour, de votre affection et de votre soutien désintéressé. »
Bon courage à tous les Sénégalais de la diaspora et bonne chance à ceux qui rêvent de voyager en Occident !
En espérant que mon intervention lors de cette émission puisse servir l’intérêt général !
Halimatou Keita
Sociologue de la famille et de l’éducation, Consultante en communication et relations publiques
Fondatrice du blog « Au delà des faits »