23/07/2026
"JEUDI NOIR"
Je mets du noir aujourd’hui,
Pas pour faire joli.
Je mets du noir pour le deuil,
Le deuil de la dignité qu’on a sali.
On dit "viol", et ça fait mal.
On dit "viol", et on baisse les yeux.
On dit "viol", et on demande :
"Mais elle portait quoi ? Elle était où ? Elle faisait quoi ?"
STOP.
Aucun prétexte.
Aucune excuse.
Aucun "mais" qui peut laver ça.
Le corps d’une femme n’est pas un terrain de guerre.
Ce n’est pas un trophée, ni une rue qu’on traverse sans permission.
C’est une maison. Sacrée.
Et forcer la porte, c’est être un voleur.
À toutes mes sœurs guinéennes,
À toutes celles qui ont crié dans le silence,
À celles qu’on n’a pas crues,
À celles qu’on a jugées deux fois :
Vous n’êtes pas seules.
Je suis là. On est là.
Aux coupables qui marchent la tête haute :
La justice a des yeux.
Et nous, on a la voix.
On va la prendre, cette voix.
Jeudi noir,
Mais nos bouches ne le seront pas.
Jeudi noir,
Pour que demain soit plus clair.
*_Brise le silence.
Dénonce.
Protège.
Respecte._*
*STOP AU VIOL.*