05/10/2025
C'est tout à fait vrai.
Petite nuance pour les sols vraiment pauvres ou très sableux ou encore très argileux : faire un apport de fumier composté au sol et ensuite remettre les déchets de culture et un ajout de paillage si nécessaire.
Les engrais verts sont aussi bien utiles. À choisir en fonction de son type de sol et des effets recherchés (décompacter ou assainir ou enrichir le sol)
En automne, ne nettoyez surtout pas votre potager
Pendant des année, j’ai fait la même erreur.
Je sortais le sécateur et le râteau, je coupais tout, je ramassais tout, jusqu'à laisser une terre “nickel”, comme un sol bien propre qui allait passer l’hiver sans encombre. J’étais fier du résultat… mais en vérité, je faisais plus de mal que de bien.
Un potager trop bien rangé, c’est joli à l’œil… mais c’est un désastre pour la vie du sol.
Les pluies d’hiver lessivent les nutriments, la terre se compacte, et tous les petits habitants utiles, vers de terre, insectes, champignons, n’ont plus rien à manger. Imaginez un frigo vidé juste avant l’hiver : pas top pour survivre, non ?
Depuis que j’ai compris ça, je fais complètement différemment. Et c’est bien plus simple !
Sur les parcelles où je ne prévois pas de cultures d’hiver, je laisse la nature travailler.
Pas de ménage forcé, juste quelques gestes simples :
• Les racines des légumes récoltés restent dans la terre. Elles nourrissent et aèrent le sol en se décomposant.
• Les feuillages des cultures terminées sont coupés et laissés sur place.
• Les légumes aux tiges plus costaudes, comme les tomates ou les courgettes, je les tronçonne en petits morceaux et je les étale directement au sol.
• Les plantes malades ? Je les laisse aussi. Parce que l'année prochaine, les spores de maladies seront partout de toute façon, portées par le vent. Les enlever ne change rien.
• Et si le paillis d’été a fondu, je rajoute une belle couche protectrice.
Résultat ? La terre passe l’hiver comme sous une couette douillette. Pas de sol nu, pas d’herbes envahissantes, pas de travail pénible au printemps.
Et ce n’est pas tout.
Les tiges creuses et les débris abritent une armée d’auxiliaires : coccinelles, carabes, araignées… De précieux alliés qui feront la chasse aux pucerons et aux limaces la saison prochaine.
Évidemment, ça ne veut pas dire que tout le potager est laissé à l’abandon.
Sur les planches où j’ai prévu des cultures d’hiver, comme les salades, les choux ou les épinards, la vie continue ! Mais partout ailleurs, je laisse la biodiversité faire le travail à ma place.
Et chaque printemps, je suis récompensé : une terre souple, fertile, pleine de vie, prête à accueillir de nouvelles plantations.
Finalement, la meilleure préparation d’automne… c’est souvent de ne presque rien faire.
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