17/04/2026
Une deuxième lettre de l’ENSUP qui conforte le ministre de l’Éducation.
Une lettre non signée, attribuée à la cellule de communication de l’ENSUP, circule actuellement sur les réseaux sociaux. Présentée à tort par certains comme une a**e juridique contre le redéploiement, elle ne résiste pas à une lecture sérieuse.
Et pour cause : dans son avant-dernier paragraphe, le document est limpide. L’ENSUP y rappelle clairement qu’elle n’a ni compétence ni mandat pour gérer les enseignants titulaires de licence. Cette responsabilité relève exclusivement du ministère de tutelle.
Dès lors, une question s’impose : sur quoi reposent réellement les contestations ? Car loin de fragiliser l’action gouvernementale, cette correspondance vient, au contraire, conforter la position du ministre de l’Éducation.
Le reste n’est qu’interprétation hasardeuse, voire manipulation assumée.
Le redéploiement des licenciés vers le fondamental ne constitue en rien une dévalorisation. C’est un choix stratégique. Un choix politique fort. Celui de renforcer les bases du système éducatif, là où tout commence et où tout se joue.
Refuser cette réalité, c’est refuser de regarder en face les défis structurels de notre école.
À force de vouloir politiser chaque réforme, certains finissent par affaiblir ce qu’ils prétendent défendre. Se tromper d’adversaire, c’est fragiliser davantage une école déjà sous pression.
Quant au ministre, il n’est pas un inconnu du sérail. Enseignant de carrière, fin connaisseur du système, il avance avec une ligne claire : restaurer l’ordre, la cohérence et le respect des textes dans la gestion des ressources humaines.
Et il faut le dire sans détour : aucun système éducatif ne peut se redresser dans le désordre, l’improvisation ou la surenchère.
L’heure n’est plus aux procès d’intention. Elle est à la responsabilité.
Aly Konaté, juriste spécialiste des organisations syndicales et des droits du travail