19/08/2026
𝗨𝗻 𝗽𝗲𝘁𝗶𝘁 𝗺𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲 𝗽𝗲𝗿𝘀𝗼𝗻𝗻𝗲𝗹.
Cet été, en Corse, j'ai fait une chute bête. De celles qu'on ne voit pas venir. Comme quoi, on peut passer sa vie à structurer l'organisation des autres et ne pas voir arriver le trottoir qui va vous faire tomber.
Résultat : double fracture de la malléole, péroné en miettes, opération, plaque, vis, et l'interdiction formelle de poser le pied par terre pendant plusieurs semaines.
Autrement dit : je ne bouge plus. Vraiment plus.
Et c'est là qu'on réalise à quel point une jambe qu'on ne peut plus poser change tout. Se lever pour un verre d'eau devient un projet. Attraper quelque chose sur une étagère demande une stratégie. Prendre une do**he devient une petite épreuve quotidienne. Ce qu'on faisait sans y penser, il faut désormais l'anticiper, le calculer, l'organiser.
C'est handicapant. Vraiment. Beaucoup plus qu'on ne l'imagine tant qu'on ne l'a pas vécu.
Un accident de la vie. De ceux qui peuvent arriver à n'importe qui, à n'importe quel moment. On croit toujours que ça n'arrive qu'aux autres. Puis un jour, ça vous tombe dessus. Ou plutôt, vous tombez dessus.
Je vais donc faire une pause sur FaceBook.
Plusieurs semaines. Peut-être plus. Le temps qu'il faudra. Ma cheville a décidé du calendrier, pas moi.
Il y a une ironie dans cette situation que je ne peux pas ignorer. Je passe mes journées à répéter aux dirigeants que je rencontre qu'une organisation qui ne sait pas s'arrêter finit toujours par tomber.
Il se trouve que la vie a pris ça très au premier degré. Et me l'applique. Littéralement.
Alors je vais faire ce que je conseille aux autres depuis neuf ans. M'arrêter. Vraiment. Sans culpabilité, sans agitation, sans mails à 22h et sans "juste cinq minutes pour finir ce dossier".
Ma jambe surélevée m'y aidera. Et un peu ma tête aussi, il faut bien l'avouer.
Je reviendrai. Avec le même regard sur les entreprises que j'accompagne. Et probablement quelques observations en plus, forgées dans le silence, la patience, et sûrement une bonne dose de kiné.
Merci à tous ceux qui suivent mon travail, qui commentent, qui partagent, qui écrivent en privé. Vous avez rendu ces derniers mois passionnants et vous allez me manquer.
À très vite.
Enfin, à moyennement vite.
Wladys