05/08/2026
Je pourrais construire moi-même mon abri de jardin.
Après tout, il suffit de quelques parpaings, de béton, de bois et d’ardoises. Je trouverais facilement les matériaux, les outils nécessaires et même des tutoriels pour m’expliquer chaque étape.
Pourtant, aurais-je pensé à tout ?
À la nature du sol ?Aux fondations ?Au ferraillage ?À la solidité de la charpente ?À l’étanchéité ?Aux règles de construction ?
Probablement pas.
Les matériaux seraient là. Les outils aussi. Mais il me manquerait l’essentiel : les connaissances et l’expérience permettant de les utiliser correctement.
Pour le DUERP, c’est exactement la même chose.
Les outils proposés par l’OPPBTP, les services de prévention et de santé au travail ou d’autres organismes peuvent constituer d’excellents supports. Mais un outil, aussi bien conçu soit-il, ne remplace pas la connaissance du travail réel, des situations dangereuses, des méthodes d’évaluation et des principes de prévention.
Remplir des cases ne suffit pas.
Un DUERP utile doit permettre :
— d’identifier les risques réellement présents dans l’entreprise ;
— d’évaluer leur importance avec méthode ;
— de définir des actions de prévention concrètes et adaptées ;
— de faire vivre la démarche dans le temps.
Bien sûr, je pourrais construire seul mon abri de jardin.
Il tiendrait peut-être debout.
Mais accepterais-je d’y entreposer ce qui compte pour moi sans avoir vérifié la solidité de sa construction ?
Le DUERP ne devrait pas être un simple document destiné à rester dans un classeur. Il doit contribuer à protéger ce que l’entreprise a de plus précieux : les femmes et les hommes qui y travaillent.
L’outil aide à construire. La compétence permet de construire solidement.