26/02/2026
Les producteurs forestiers ne sont pas une variable d’ajustement
Le gouvernement a déposé hier des amendements au projet de loi n° 11 qui changent les règles du marché du bois au Québec. Ces changements privilégient l’approvisionnement en forêt publique et fragilisent la forêt privée.
Avec ses vastes forêts publiques, l’État assure déjà 68 % de l’approvisionnement en bois de l’industrie forestière. Les changements proposés, telles qu’une nouvelle tarification et la fin des mises aux enchères redéfinissent les marchés du bois, quitte à causer préjudice aux producteurs œuvrant en forêt privée. Le signal envoyé au marché est sans équivoque : on reconnaît les coûts des acheteurs, mais pas ceux des producteurs en forêt privée qui assument la sylviculture, la voirie et la récolte.
La Fédération ne demande pas de privilèges. Elle demande que l’État respecte ses propres règles et cesse de concurrencer ses propres producteurs, en déséquilibrant les marchés au détriment de la forêt privée.
« Derrière ces chiffres, il y a des familles, des communautés rurales entières qui dépendent de la vitalité de leurs boisés. Quand le gouvernement déstructure les marchés du bois en forêt privée, il cause un préjudice inacceptable à ses propres citoyens. » – Gaétan Boudreault, président de la FPFQ
Lire le communiqué : https://www.foretprivee.ca/communiques/crise-forestiere-une-solution-qui-cree-un-prejudice-en-foret-privee/